Quels sont les moyens utilisés aujourd’hui par les photographes pour éviter le vol de photos? Sont-ils efficaces ?
Une enquête menée par IMATAG auprès de photographes professionnels et amateurs de tous pays révèle leurs pratiques les plus fréquentes. Découvrez également pourquoi la plupart sont inefficaces.

 

L’ENQUÊTE

vol de photos - PANEL ENQUETE IMATAG

(cliquez sur les images pour les agrandir)

IMATAG a mené en février 2018 une enquête auprès de photographes sur le vol de photos et leurs précautions pour l’éviter. Leur profil démographique est résumé ci-dessus.

Une majorité de ces photographes ont une pratique commerciale de la photographie, nécessitant que leurs photos soient dûment payées par quiconque les utilise.

Un cumul de stratégies

astuces de pros contre le vol de photos

Lorsqu’ils sont interrogés sur les façons dont ils protègent leurs photos sur internet (ce qui suppose évidemment qu’elles sont publiées), ils répondent en général plusieurs solutions à la fois.

Très clairement les métadonnées sont le moyen le plus utilisé par les photographes pour lutter contre le vol sur internet. Faisons donc un zoom sur l’usage des métadonnées*:

les métadonnées de crédit et de copyright sont les plus renseignées contre le vol de photos

  1. La notion de métadonnée est maîtrisée par 90% des photographes interrogés, qui savent comment les renseigner et avec quels outils
  2. Les champs les plus remplis par ces photographes sont le crédit, bien sûr, mais aussi toutes les informations nécessaires pour comprendre le sujet de la photo (date, lieu, description) et à qui s’adresse pour l’utiliser (droits, site, contact…).

*En savoir plus sur la notion de métadonnées.

Un bilan mitigé

Ces précautions sont-elles efficaces ? Le reste du sondage s’intéresse justement au vol de photos, le reste de notre article détaille les lacunes de ces mesures.

vol de photos - enquete

vol de photos - qui vole vos photos ?

vol de photos - enquete : comment l'avez-vous découvert ?

vol de photos - enquete : qu'est devenue votre photo ?


Environ un photographe sur deux s’est déjà vu voler une photo dans les 24 derniers mois, les photos sont généralement publiées sans mention du crédit/copyright, sur des sites professionnels ou amateurs, et la recherche inversée semble être plus efficace que les autres procédés pour retrouver une photo.

POURQUOI CES STRATÉGIES DE PROTECTION CONTRE LE VOL DE PHOTOS ÉCHOUENT-ELLES ?

vol de photos - tout fichier image vu par un navigateur web est téléchargeable

Comme nous l’avons vu précédemment, les méthodes les plus couramment utilisées par les photographes pour protéger leurs images sont les suivantes:

 Renseigner les métadonnées (82%)

 Publier en petit format (51%)

 Ajouter un filigrane visible (41%)

 Faire des recherches inversées (31%)

Voici des conseils pour mieux comprendre les lacunes de ces méthodes.

TOUT FICHIER IMAGE PUBLIÉ SUR LE WEB EST TÉLÉCHARGEABLE

À part si vous faites partie des 5% de photographes qui ne publient jamais sur internet, sachez tout d’abord qu’aucun fichier image n’est vraiment à l’abri d’un téléchargement.

Certains se sentent rassurés par le fait que leur site web bloquent le clic-droit et donc l’option “enregistrer l’image sous…”. Un petit tour sur le code source de la page — disponible sur tous les navigateurs — et on y retrouve l’adresse directe (URL) de votre image sans effort. Le web regorge de conseils pour nous y aider, inutile d’inciter les lecteurs à ces pratiques, cherchez-les vous-même !

D’autres optent pour des galeries photo avec des systèmes de DRM (Digital Rights Management) légèrement plus évolués. Ces systèmes ne sont pas infaillibles et se veulent surtout dissuasifs (“Keep honest people honest”, un pirate motivé n’en fera qu’une bouchée). Notre article sur deux des ces DRM photo) vous permettra d’en découvrir les limites.

 

REMPLIR SES MÉTADONNÉES : INDISPENSABLE MAIS HÉLAS PAS SUFFISANT

85% des images publiées sur le web n'ont pas/plus de métadonnées

En 2018, on estime que seulement 15% des images du web ont (encore) des métadonnées alors que 80% des photographes les renseignent !

Lisez notre enquête sur la disparition des métadonnées sur le web pour en savoir plus.

Comment les métadonnées disparaissent-elles?

Il suffit que vos pixels soient copiés dans un nouveau fichier pour que vos métadonnées (qui ne sont pas des pixels mais du texte) disparaissent. À moins bien sûr de les re-saisir manuellement.

Une capture d’écran, par exemple, génère un nouveau fichier, seuls vos pixels sont copiés.

Les CMS du commerce (WordPress par exemple) également : pour s’assurer que les images sont optimisées pour le chargement sur mobile et tablette, ils génèrent automatiquement deux ou trois versions des photos publiées (small – medium – large) en “omettant” d’y recopier vos métadonnées.

La réduction du poids des images pour optimiser le temps de chargement est également à l’origine de la suppression (volontaire) des métadonnées. C’est totalement injustifié lorsqu’on compare leur poids à celui de la photo.

Les réseaux sociaux effacent également vos métadonnées.

les métadonnées image sonte les premières victimes de l'optimisations pour la performance mobile.Comment les réseaux sociaux gèrent les métadonnées

 

 

PUBLIER EN PETIT FORMAT : INESTHÉTIQUE ET CONTOURNABLE AVEC LA SUPER-RESOLUTION

Super resolution

Difficile de dire si cette stratégie dissuade plus les voleurs que de potentiels clients. Autant rejoindre les 5% de photographes qui “ne publient jamais rien sur internet”. Si toutefois vous pensiez que cet échantillon que vous donnez à voir est mieux que rien et ne vous expose pas au vol, détrompez-vous : il existe maintenant des algorithmes de “super-résolution” permettant d’augmenter la résolution d’une image.

Lire notre article sur la super-résolution.

 

 

AJOUTER UN FILIGRANE VISIBLE : INESTHÉTIQUE ET CONTOURNABLE AVEC L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

les filigranes visibles sont facilement effacés

La signature filigrane, généralement en marge de la photo, disparaît en un “crop”.

Le filigrane dissuasif, celui que l’on met au milieu ou qui se répète sur toute l’image : saviez-vous qu’un algorithme permet aujourd’hui de les retirer ?

 

 

 FAIRE DES RECHERCHES IMAGES INVERSEES : FASTIDIEUX ET CONTOURNABLE AVEC DE LÉGÈRES MODIFICATIONS D’IMAGE

La recherche image inversée est facilement dupée par des changements dans l'image

C’est apparement comme cela que la plupart des photographes sondés ont su qu’on leur avait volé une photo. Cependant c’est fastidieux et ce n’est pas infaillible. Les moteurs de recherche image inversée (Google Image, Tineye, pour les plus connus), dans leur version grand public, s’interrogent image par image. Si vous produisez une quantité conséquente de photos par mois, prévoyez quelques journées pour vos requêtes inversées…

Attention les similarités ne sont pas toujours détectées, ainsi le faux photographe Eduardo Martins est-il passé entre les mailles du filet en retournant les photos qu’il volait (effet miroir) au nez et à la barbe de Google Image.

 

QUE FAIRE ?

Vous devez publier vos photos sur le web, pour vos clients, pour vous faire connaître… Sachez donc que vos photos peuvent être volées, tout simplement. Lorsqu’elles le seront, les métadonnées auront disparu, on aura “cropé” votre signature, les filigranes seront effacés, et la résolution sera améliorée si besoin. Tout ce qui restera de votre photo, ce sont ses pixels.

Voilà pourquoi il vous faut:

  • un système de détection performant qui reconnaît vos photos même modifiées,
  • un mécanisme d’alerte pour savoir automatiquement (pas lors de recherches manuelles) et le plus tôt possible (pour éviter l’hémorragie) que votre photo est publiée sur le web,
  • un service qui, par recherche inversée, rend à votre photo ses métadonnées perdues et ses pixels d’origine

En se cachant de manière imperceptible dans vos pixels, le watermark invisible d’IMATAG sert ces trois objectifs :

  • il n’est pas détecté ni effacé par les algorithmes d’intelligence artificielle
  • il permet de certifier la photo d’origine, là où une simple similarité échouerait
  • enfin, intégrée dans le système IMATAG, la recherche inversée se fait par nos robots, qui vous alertent automatiquement.

Il existe d’autres systèmes d’alerte du marché, mais tous sont fondés sur la similarité, donc moins efficaces.

Vous trouverez d’autres moteurs de recherche inversée mais IMATAG est le seul qui renvoie au public les informations de crédit de la photo d’origine.

Enfin, parmi les rares solutions de marquage pour le marché de la photo, celle d’ IMATAG est la plus robuste.

IMATAG ne prétend pas empêcher le vol de photos. Ce service alerte photographes et agences de leurs publications et les certifie. Et il restitue au public, lors de recherches inversées, l’image et ses métadonnées de crédit.