Photo: iStock Credits :OfirPeretz

Comme le montre notre étude menée sur les sites de mode et de luxe, les marques négligent massivement la signature de leurs images (copyright). C’est le signe que, pour ces marques, leurs images n’ont plus de valeur ou n’apportent plus d’information significative après leur mise en ligne. C’est une erreur, et voici pourquoi.

Pourquoi les marques devraient-elles suivre leurs images?

En surveillant ses visuels et en détectant leur apparition sur le web, une marque peut identifier des ventes illégales, des contrefaçons, des utilisations de visuels obsolètes (modèles épuisés par exemple) ou détournés pouvant nuire à son image. Elle peut également mesurer l’efficacité d’une campagne, le succès d’un de ses modèles, identifier ses distributeurs et leurs sites…

Voici quelques cas pratiques:

FUITES DE VISUELS :

Laissez vos images dénoncer le « fuiteur »

Très souvent, les marques de luxe partagent des photos de nouveaux produits avec des partenaires clés (imprimeurs, sociétés de relations publiques, etc.) avant leur lancement officiel. Une diffusion prématurée d’une image au public peut avoir des conséquences dévastatrices. En plaçant des identifiants invisibles dans les images, Imatag peut identifier la source de la fuite, le cas échéant.

capture d’écran du site carbuzz website (fuite d’images)

VISUELS OBSOLÈTES :

Ne laissez pas de vieilles images ruiner vos efforts de marketing

En surveillant leurs images en ligne, une marque peut vérifier que les visuels utilisés par ses distributeurs sur les sites de vente au détail correspondent à la nouvelle présentation de son produit. La marque évite la frustration des clients tout en améliorant la gestion de la distribution.

Les photos d’anciens modèles retirés de la vente peuvent également subsister dans les caches de sites de comparaison ou d’outils de recherche, parfois au delà du cycle de vie du produit. En étant alertée de leur présence, la marque peut prendre deux types d’actions: soit envoyer un avis de retrait au site de référencement, soit empêcher la radiation du produit en mettant à jour le site avec un lien vers ses nouveaux visuels.

Obsolete visuals can ruin your marketing efforts (screenshot of Bed Bath & Beyond website)
Des visuels obsolètes peuvent ruiner vos efforts de marketing (capture d’écran du site Web Bed Bath & Beyond)

MARCHÉ GRIS :

Utilisez vos images de produits pour détecter les déstockages

Les marques de luxe craignent que les invendus finissent par être écoulés à bas prix sur le «marché gris» des revendeurs non autorisés, portant atteinte à leur image et à leur maîtrise des prix. Ces deux dernières années, Cartier a détruit près de 500 M € de montres  pour éviter leur vente à des prix défiant toute concurrence, et Burberry a pris la décision de brûler l’équivalent de millions de dollars en sacs, vêtements et parfums.

La présence de visuels obsolètes étant également un bon indicateur des ventes d’occasion ou des stocks vendus à des prix renversants, le suivi de leurs images pourrait aider les marques à identifier ou à anticiper les risques de dévaluation due au déstockage en ligne.

 

source: The Guardian

CONTREFAÇON :

Votre copyright est également un marqueur, même si l’image n’est pas de vous

En faisant simplement la liste des sites dont les métadonnées de crédit contenaient “Chanel”, nous avons retrouvé 1/4 des sites qui ont été interdits par la marque (fermés), et d’autres encore actifs:

figure 10 : La recherche d’images par crédit est aussi efficace que la recherche inversée pour retrouver des contrefaçons

Nous avons également remarqué que les détaillants qui produisent leurs propres images ajoutent le copyright de la marque sur les métadonnées de la photo à des fins de SEO (optimisation du référencement). Jusqu’à présent, ce n’est pas particulièrement utile. En effet, Google ne lit le champ de copyright IPTC de l’image que pour se conformer aux droits d’image, et non pour l’utiliser comme clé d’une requête. IMATAG est le seul moteur de recherche d’images à le faire. Les marques peuvent ainsi suivre les images de leur produit (même si ce ne sont pas leurs propres photos) en recherchant leur crédit sur le moteur de recherche IMATAG.

IMAGE MONITORING:

La chasse aux métadonnées est plus rapide que la reconnaissance visuelle

Comme dit plus haut, il nous a suffi de rechercher «Chanel» dans notre base d’images du web pour lister les sites utilisant des images créditées « ©Chanel ». D’un autre côté, si vous avez déjà essayé une recherche inversée sur une image de sac à main, vous avez probablement remarqué que, finalement, tous ces sacs se ressemblent beaucoup! Au final, la reconnaissance visuelle génère 20% d’erreurs en moyenne. C’est l’une des raisons pour lesquelles entrer des métadonnées de copyright n’est pas aussi inutile que les marques semblent le penser, mais ce n’est pas la seule:

Pourquoi renseigner les métadonnées de copyright (pour une marque)?

Sur le plan pratique, cela permet d’identifier plus rapidement les sites à surveiller. En effet, techniquement, traquer des métadonnées de crédit est plus rapide que faire de la reconnaissance visuelle. Une fois les sites contenant votre crédit/copyright identifiés, il est possible de les crawler spécifiquement et de procéder ensuite à une identification visuelle des images.

Sur le plan commercial, une marque peut avoir intérêt à bien faire référencer ses images par les moteurs de recherche, comme Google Image. Cela garantirait que toute recherche de son nom ne donnerait en résultat que des images approuvées par la marque.

Nous avons constaté sur certains sites que des retailers qui produisent eux-mêmes les visuels des produits vendus sur leur site insèrent dans le champs copyright des métadonnées le nom de la marque et l’url de leur site. Cette pratique vise à optimiser le référencement (SEO) et également à s’assurer que leurs visuels ne seront pas repris par des concurrents.

Sur le plan légal, évidemment, les raisons de renseigner crédit et copyright sont nombreuses, pour le droit commercial, le droit d’auteur, l’ayant droit… La suppression de ces données peut même constituer un cas aggravant en cas de vol d’image.

Les sites Web de marques étant souvent utilisés comme source principale d’images pour ceux qui cherchent à publier des images de produits, il est donc logique qu’une marque crédite correctement ses images.

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